L'Observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition 2010
« Dans un monde qui semble passer d’une crise à une autre, il est de plus en plus difficile de pousser les acteurs puissants - qu’ils soient nationaux ou internationaux – à rendre des comptes. Nos crises collectives pourront uniquement être surmontées en renforçant les mouvements de solidarité mutuelle. Une composante importante de la solidarité est de faire connaître au monde entier les expériences des communautés dont les droits sont bafoués, ainsi que de créer des plateformes pour développer des visions alternatives. L’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition y contribue. Il offre aux politiciens et activistes un instrument pour comprendre les forces en jeux dans notre monde actuel et pour créer un monde plus juste. »
Maryam Rahmanian, Vice-présidente du Comité directeur du Groupe d'experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition
« Je souhaite remercier l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition 2010. Il fournit un aperçu critique et alternatif des informations brûlantes qui y fait la une des journaux de l’année – la volatilité des prix, l’accaparement de terres, la faim et la malnutrition. Le Comité reformé de la sécurité alimentaire mondiale, étant la plateforme pour les débats internationaux et intergouvernementaux sur les questions de sécurité alimentaire et de nutrition, se trouve renforcé par la richesses des points de vue exprimés par un nombre croissant d’acteurs. Je recommande fortement de changer le prisme avec lequel nous considérons la sécurité alimentaire et la nutrition pour voir ainsi toutes les couleurs entourant ces questions cruciales. »
Noel De Luna, Président du Bureau du Comité de la sécurité alimentaire (CSA)
« L’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition 2010 donne une voix à la société civile, composée de millions de personnes qui luttent quotidiennement pour parvenir à nourrir leur famille dignement. La ruée des investisseurs sur les terres agricoles des pays les plus pauvres est un scandale. Il faut y mettre un terme. L’Observatoire 2010 met en évidence les liens intrinsèques entre la violation du droit à la terre et la survie des populations les plus vulnérables. Alors que les plus puissants leur prennent leurs terres, empoisonnent leurs ressources vitales et les privent de leurs droits les plus fondamentaux, comme le droit à l’alimentation, la résistance de ces hommes et de ces femmes est exemplaire. Il est essentiel de médiatiser leurs histoires afin que le monde se rende compte des conséquences de l’avidité sans frontière. »
Jean Ziegler, Membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'Homme
« J’ai beaucoup apprécié l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition ; il représente un effort important d’un large spectre de la société civile pour évaluer dans quelle mesure les groupes sociaux peuvent jouir de leur droit à l’alimentation. Il constitue une contribution importante à la dynamique croissante autour de la sécurité alimentaire et de la nutrition.
Nous savons tous que certains groupes dans chaque société risquent de ne pas être en mesure d’avoir accès à l’alimentation dont ils ont besoin et de jouir d’un état nutritionnel optimal. Nous savons également qu’ils ne sont pas tous en mesure de bénéficier des efforts systématiques qui sont mis en place pour soutenir ceux et celles qui doivent faire face à de telles épreuves. L’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition nous aide à évaluer dans quelle mesure les droits ne sont pas réalisés – ainsi que les tendances au fil du temps – et les raisons sous-jacentes de cette situation. Il nous aide aussi à comprendre les défis rencontrés pour tenter d’atteindre ceux qui ne sont pas en mesure de réaliser leurs droits.
Les études de cas exposées dans le rapport fournissent des raisons puissantes pour continuer nos efforts pour garantir que les politiques et les actions soient construites autour du droit à l’alimentation, en veillant à une approche intégrale de la sécurité alimentaire qui se concentre sur la disponibilité, l’accès, l’utilisation et la stabilité afin de répondre aux besoins immédiats des populations vulnérables et en même temps de contribuer à construire une résilience à long terme. Ces analyses ne sont pas faciles à faire et je félicite les personnes en charge de l’Observatoire pour leurs efforts destinés à garantir la rigueur et la fiabilité. C’est uniquement en nous inspirant des riches expériences des autorités nationales et de la société civile que nous pourrons renforcer et coordonner nos réponses politiques. Je suis particulièrement satisfait que les auteurs aient analysé avec attention les défis auxquels sont confrontées les sociétés, en particulier les femmes, lorsqu’elles cherchent à garantir un état nutritionnel optimal. Je suis également satisfait qu’ils aient considéré un des déterminants principaux dans l’incapacité de jouir du droit à l’alimentation – l’absence de gestion foncière prévisible et transférable.
Je suis impatient de lire l’édition 2011 « Revendiquer les droits humains – le défi de la responsabilité ».
David Nabarro, Coordinateur de l’Equipe spéciale de haut niveau de l’ONU sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire et Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition
L'Observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition 2010 (pour économiser de l'encre)
Voir le Résumé exécutif de l'Observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition 2010 aussi disponible en allemand en arabe
Voir les Documents complémentaires de l'Observatoire du droit à l'alimentation et à la nutrition 2010
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